Karin Müller

Quand L’ART est pris pour cible

100 histoires improbables mais vraies

"Couverture
Quand l’art est pris pour cible

Objet d’admiration et de vénération, l’œuvre d’ art cristallise aussi toutes les passions et toutes les convoitises : victime des fanatiques politiques et religieux (destruction des bouddhas de Bamiyan), souffre-douleur des déséquilibrés mentaux (vandalisme répété contre La Ronde de nuit de Rembrandt), proie privilégiée des voleurs et des faussaires (vol rocambolesque de la Joconde)…
Du nez brisé du Sphinx à la destruction accidentelle d’œuvres par des femmes de ménage trop zélées, en passant par les coups de hachoir d’une suffragette exaltée contre la Vénus de Vélasquez, cet ouvrage dissèque et analyse 101 crimes contre l’ art, tous improbables mais vrais.

Auteur : Karin Müller
Préface : Jean Lacouture
Éditions Prisma – Parution : 16 octobre 2014
Genre : Document
Format : 152 x 230 mm
Pagination : 264 pages + cahier photos 4 pages
Prix : 18,95 € / ebook : 12,99 €

dossier de presse

Extrait « Le Rêve déchiré » (de Picasso)
Las Vegas, États-Unis, octobre 2006.
Nora Ephron, scénariste et auteure américaine, est de passage à Las Vegas. Elle loge et dîne dans un des établissements appartenant à Steve Wynn, propriétaire de plusieurs casinos. L’apprenant, ce dernier vient la saluer et l’invite à se joindre le lendemain à un groupe d’amis pour admirer une dernière fois Le Rêve de Picasso qu’il vient de vendre. Elle accepte. Steve Wynn est ravi que le collectionneur Steven A. Cohen ait accepté de conclure la vente à 139 millions de dollars. Wynn l’a acheté en 1997 pour 42,4 millions de dollars. Une belle plus-value ! (…)
Le lendemain, le groupe d’amis et Nora Ephron sont réunis dans le bureau de l’un des casinos de Wynn (…) Wynn est euphorique. Il raconte l’histoire de la toile, qu’il connaît bien : Picasso l’a peinte en un après-midi, le 24 janvier 1932. Marie-Thérèse, son modèle, a succédé à Olga Khokhlova, sa première épouse et précédé Dora Maar. Elle lui donnera une fille, Maya. Il insiste lourdement sur l’érotisme torride du tableau, le sein dévoilé, la position des mains à six doigts de la femme au niveau du pubis et son visage divisé en deux parties, l’une où elle est paisiblement endormie, l’autre représentant un pénis en érection. Les auditeurs sont gênés de l’insistance de leur hôte. Steve Wynn n’en a cure et continue de parler du tableau auquel il tourne désormais le dos. Tout à coup, probablement troublé par la sensualité́ de ses explications, il fait un mouvement brusque, incontrôlé. S’ensuit un bruit inquiétant ! Son coude, en heurtant la toile, a provoqué une déchirure au niveau du bras gauche du personnage sur plusieurs centimètres.
– Oh, shit, look at what I’ve done. Thank goodness it was me ! (« Oh ! Merde ! Regardez ce que j’ai fait. Dieu merci c’est moi le responsable »), se lamente Steve Wynn.
Les invités sont stupéfaits. Il leur demande de ne pas ébruiter la nouvelle (…).

presse écrite – émissions de radio